Un peu d’histoire
En 2018, j'ai rédigé un fascicule sur Julie Bouchaud des Hérettes qui vécut quelques années chez son oncle, Michel-Louis de Bergey à la Grange-Saint-Martin, sur la commune de Saint-Paterne-Racan.
Elle y fit la connaissance d'un monsieur plus âgé qu'elle mais avec qui elle aimait discuter de différents sujets. Ce monsieur s'appelait Jacques-Alexandre-César Charles.
Malgré la grande différence d'âge entre Jacques Charles et Julie (38 ans), il tomba amoureux de la jeune fille et souhaita l'épouser. Julie avait beaucoup de sympathie pour lui et poussée par son père qui avait trouvé un abri chez son beau-frère, elle accepta. Le mariage eut lieu le 26 juillet 1804 à la mairie de Saint-Paterne et le lendemain à l'église paroissiale.
De santé fragile, Julie dut aller faire une cure au Bourget. Un jour qu’elle naviguait sur le lac, une tempête se déclencha et fit chavirer sa barque. Un jeune homme voyant la pauvre jeune fille se noyer la récupéra et l’amena à l’abri. Ce sauveteur n’était autre que Lamartine qui venait se remettre d’une séparation.
Les deux jeunes gens sympathisèrent et Julie inspira le poète Alphonse de Lamartine. C’est elle qui incarne l’Elvire dans les œuvres du poète.
Le fascicule paru en 2016 suite à une conférence réalisée à Saint-Paterne-Racan (en vente 5 € à l'association Histoire et Patrimoine)
Il y a près de 2 ans maintenant que M. Éric Duthoo, ayant feuilleté le fascicule sur Julie Bouchaud des Hérettes à la SAT de Touraine (Société archéologique) se mit en relation avec moi car il avait trouvé des renseignements qui l’intéressaient en lien avec ses passions : l’aéronautique et Lamartine.
Suite à ces rencontres et échanges téléphoniques, il m’a proposé de venir avec l’association « Histoire et Patrimoine » visiter son musée sur les « ballons » ainsi que sa propriété.
Jacques Charles et Julie, son épouse
La Cantinière à Beaumont-Louestault
Situé sur la commune de Louestault, le château date des XVIe, XVIIe et XVIIIe. Au début du XVIIIe siècle, il passe aux mains des Bonnins de la Bonninière de Beaumont. Au début du XXe siècle, le domaine est la propriété de la famille Savey qui la revend en 1967 aux propriétaires actuels.
M. Duthoo a entrepris de gros travaux de restauration. Le château est entouré de douves qui délimitent une large terrasse rectangulaire. Le pavillon central est percé au rez-de-chaussée d’une porte et d’un guichet, autrefois munis de pont-levis dont les rainures sont encore présentes sur la façade. Nous avons également pu pénétrer dans la chapelle. Cette tour cylindrique était à l’origine un ouvrage de défense. La salle unique a été couverte d’une coupole soutenue par des pilastres dont les chapiteaux portent des armoiries presque effacées de nos jours. La coupole est ornée de quatre têtes d’anges et de tambours décoratifs. (source : Le Patrimoine des communes d’Indre-et-Loire)
M. Eric Duthoo présente sa propriété : le manoir et la chapelle
Après cette halte bien au frais, M. Duthoo nous a conduits vers son musée. Au rez-de-chaussée se trouvent leurs nacelles remisées à l’abri depuis que son épouse et lui ont arrêté de voler. Au-dessus, accessible par un escalier en colimaçon, on trouve de nombreux objets faisant penser aux montgolfières. Chacun est lié à une histoire et un moment bien précis de la vie de ces aéronautes.
Le musée des montgolfières qui recèle de nombreux souvenirs pour les aéronautes.
L’autre centre d’intérêt de M. Duthoo, c’est le poète Alphonse de Lamartine qui a été très proche de Julie, épouse de Jacques Charles.
En ce moment, il est en train d’écrire un livre sur le poète. Son travail est bien avancé.
Et voici comment grâce à Julie Bouchaud des Hérettes, nous avons lié connaissance et partagé nos savoirs et centres d’intérêts !
Lamartine et le lac du Bourget
Un grand merci à M. Duthoo pour son accueil et les explications qu’il nous a fournies !
Vendredi 3 juillet, à partir de 18h, comme chaque année depuis des lustres, les adhérents et sympathisants de l’association « Histoire et Patrimoine » avaient rendez-vous sur le parking de « l’Inter-Active » à Saint-Paterne-Racan pour découvrir une partie de l’histoire de cette commune.
La première intervention eut lieu sur le parking, les yeux tournés vers la salle des fêtes de la commune qui porte le nom de « salle Gabriel ».
C’est David Bonnaud-Doyen qui prit la parole pour parler de ce Monsieur Gabriel, architecte comme le furent plusieurs membres de cette famille, nom relié à des œuvres souvent célèbres. David est issu de membres de la famille Gabriel.
David présente la famille d'architecte: "Les Gabriel"
Après ce premier exposé, la soixantaine de personnes présentes respectueuses des consignes de déplacement rappelées par Philippe Larus, président de l’association, se mit en route pour le second site du parcours, la gare toujours active de Saint-Paterne-Racan.
C’est Lionel Royer qui avait fait il y a quelques années une étude très complète sur la gare et les conflits que sa situation avaient fait naître entre les deux villages voisins, Saint-Paterne et Saint-Christophe, chacun voulant un arrêt du train sur sa commune. C’est Saint-Paterne qui l’a obtenu et pendant de longues années cette décision a perturbé la convivialité entre les deux villages.
Lionel et l'arrivée du train
En restant sur le même site, c’est Monique Royer qui prit la parole pour parler de la bibliothèque de Saint-Paterne qui est installée dans une partie des locaux de l’ancienne gare, bâtiment acheté par le maire de l’époque, Henri Zamarlick. La bibliothèque porte le nom d’une Saint-Paternoise, Claude Lebrun. Elle était professeur de Français et pour distraire ses enfants, elle avait inventé des histoires où le héros était un petit ours brun. Elle proposa ses créations aux Editions Bayard presse et le Petit ours brun fit aussi son apparition sur les écrans de télévision. C’est un petit ours qui a connu un grand succès !
La déambulation se poursuit et Philippe conduit la troupe sur le terrain de l’ancien camping qui sert maintenant au Festival des Kampagnarts. Il tenait à faire admirer le graff qui orne un mur du local qui abrite maintenant des spectacles et animations.
Une marche un peu plus longue amène les visiteurs à l’entrée du château d’Hodebert avec l’autorisation de son propriétaire, M. de la Bouillerie que nous remercions. Une première halte dans l’allée permet d’admirer le pigeonnier récemment restauré avant de poursuivre au delà des bâtiments pour admirer un antique et impressionnant polissoir datant de la Préhistoire, Fabrice étant là pour donner des explications.
Le pigeonnier restauré et le polissoir
Retour vers la ville où le prochain arrêt se trouve à la Fontaine des Bénévoles. Quand on l’observe bien, précise Brigitte Bonnaud-Doyen, on y voit des pommes. Mais à l’origine, il y avait des champignons, des engrenages, tout ce qui pouvait symboliser les activités de la commune. L’eau ne coule plus et à sa place, de la terre a été mise et des fleurs garnissent le bassin.
Brigitte et la fontaine des bénévoles
La halte suivante se fait devant la mairie et c’est Claudie Mirault qui prend la parole pour nous parler du personnage qui figure sur le socle et qui n’est autre que « Le poète Racan » célèbre dans notre secteur, son patronyme figurant dans le nom de plusieurs sites de ce territoire.
Claudie nous parle de Racan
Plus que quelques mètres, et nous voici au terme de cette promenade découverte qui s’achève dans la fraîcheur de l’église où Martine Trinquart présente « Les Rois Mages » ensemble en terre cuite qui a été restauré récemment et qui forme un ensemble magnifique.
Martine a présenté "Les Rois Mages"
Après cette promenade éducative et sportive, un rafraîchissement était proposé par Histoire et Patrimoine dans le parc bien ombragé du presbytère.
Puis, pour ceux qui avaient souhaité prolonger la soirée, des tables ont été installées et les pique-niques sortis des glacières. C’est un grand moment de partage où chacun teste la préparation culinaire du voisin le tout dans une ambiance bon enfant !
Puis, tous participent au rangement avant de regagner leur domicile.
Le pique-nique pour finir la soirée
La commune de Neuvy le Roi organise un été ponctué d’évènements.
Dimanche 28 juin piano du lac revient pour un concert exceptionnel à l’étang des Arguilionières, petite restauration/ buvette sur place. Possibilité de pique-niquer.
Samedi 03 juillet, festival Fête de l’étang avec spectacles, animations, restauration sur place, feu d’artifice
Mercredi 8, 15 et 22 juillet après midi jeux et détente, place du mail avec des jeux géants, partir en livre, espace lecture et détente
Publication 1 : Lancement de la saison
C’EST PARTI POUR LA SAISON 2026 !
La piscine communautaire de Gâtine-Racan vous ouvre ses portes
TOUS les WEEK-ENDS de juin puis TOUS LES JOURS du 27 juin au 30 août
De 11h à 19h – sans interruption
Deux bassins chauffés
Une pataugeoire pour les enfants
Une aire de repos
Rue Léo LAGRANGE – Saint-Paterne-Racan
02 47 49 73 60
Nous vous attendons nombreux 

Samedi après-midi, les adhérents et sympathisants de l’association « La biche agile » se sont réunis au Clos Saint-Gilles pour participer à l’assemblée générale.
Bien installés à l’abri dans la grange, c’est avec le visuel d’un diaporama préparé par Jean De Rycke, le secrétaire, que la trentaine de personnes présentes a pu revivre quelques-uns des moments marquants de la saison passée :
Rapport Moral
Les activités de l’association ont débuté en avril avec la chasse aux œufs pour les enfants de la commune.
En juin, le jardin a accueilli les élèves de grande Section -CP pour un lâcher de coccinelles nées d’œufs qu’ils ont choyés pendant l’année scolaire !
Puis, l’association a participé « Aux Estivales du Patrimoine » en lien avec la Communauté de Communes.
Trois manifestations suivies d’un goûter ont été proposées sur le site :
Le samedi 7 juin : Philippe Ouzounian, écrivain et comédien a présenté sa Loire, de façon spectaculaire !
Le lendemain, dimanche 8 juin, c’étaient « Les Estivales du Patrimoine » avec « Une fantaisie sonore » proposée par le groupe PTYX.
Le lundi 9, pour clore ces manifestations, Christian Lallemand, collectionneur de pierres a enthousiasmé le public béat d’admiration devant ces merveilles !
Le rapport moral a été adopté à l’unanimité »
Des adhérents attentifs
Rapport financier
C’est la trésorière, Brigitte Weiss qui présenta le compte de résultat de l’année écoulée.
Les dépenses ayant été un peu plus importantes que les recettes, l’année s’achève avec un léger déficit. Cela n’a pas empêché les adhérents de donner quitus à la trésorière et le budget a été voté à l’unanimité.
Durant ces journées quelques autres merveilles étaient offertes au regard des visiteurs : dans le salon, de belles aquarelles étaient exposées, en extérieur des créations de particuliers attiraient les curieux et chacun des participants a pris plaisir à s’évader quelques instants dans ce jardin remarquable choyé par Thierry et Jean les propriétaires et l’ami Alban !
À l’issue de cette présentation, les adhérents se sont retrouvés sous le barnum pour un petit goûter sympathique.
Petit goûter sous le barnum
Le bureau reste inchangé : Président : Thierry Albert-De Rycke
Vice-Président : Alban Plard
Secrétaire : Jean De Rycke
Trésorière : Brigitte Weiss
Membre actif : Pascal Soulier
Pour ceux et celles qui souhaitent rejoindre « La biche agile », la cotisation est de 7€ par personne.
Sympathique rencontre mercredi 27 au gymnase de Saint-Paterne-Racan avec 2 joueurs du club phare de Tours, le TMB qui évolue en nationale 1. Les jeunes ont beaucoup apprécié!
Dès le samedi 13 juin vous pouvez venir nous retrouver au gymnase de Neuillé-Pont-Pierre pour les 2 ou 3 dernières séances "découverte-" gratuites pour les catégories U7/U9/U11
Pour les U9/U11 les séances "découverte" peuvent également se faire les mercredis à Saint-Paterne de 16h30 à 18 h.
Prévenir par SMS de votre présence.
Pour les autres catégories U13/U15, nous vous donnerons les renseignements par SMS.
Depuis quelques années Histoire et Patrimoine invite ses adhérents et sympathisants à découvrir un village, une animation, et autres curiosités situés à quelques kilomètres seulement de Saint-Christophe-sur-le-Nais.
Cette année, c’est Saint-Aubin-Le-Dépeint qui a accueilli une soixantaine de personnes désireuses d’en savoir un peu plus sur ce village limitrophe de la Sarthe.
Avant de commencer la visite du village, M. André Brizard, ancien maire de la commune, raconta comment enfant âgé de 7 ans, il a vécu l’arrivée et l’occupation de son village par les Allemands lors de la guerre de 1939-1945. Tout est encore bien présent dans son esprit. Il a accompagné le groupe toute la matinée et il avait toujours une précision à ajouter lors des diverses interventions.
Après cette évocation de la guerre, le groupe prit la direction du cimetière où se trouvent les sépultures de la la famille Guéret.
André Brizard relate l'arrivée des Allemands dans le bourg
C’est David Bonnaud-Doyen, trésorier de l’association, qui présenta 3 des 7 frères Guéret et leurs découvertes : Louis (1829-1923), Philippe (1832-1906) et Célestin (1844-1919)
Louis Jules Gueret et Philippe Alfred qui ont appris le métier de potier d’étain à Paris, ouvrent Le 25 Juillet 1859, leur entreprise en nom collectif pour la fabrication de poterie d’étain et l’exploitation d’un nouveau procédé de bouchage d’eaux gazeuse inventé par un ami Julien Carmati. Leur ami avait déposé un brevet en 1856. Ils habitaient tous les trois dans la même rue, la rue Mouffetard. La fabrique s’appellera « La société Gueret Frères et Carmati ».
De 1861 à1864, Célestin est élève de l’école nationale des arts et métiers d’Angers.
A la sortie de cette école, il est entré à l’usine Gouin aux Batignoles à Paris comme dessinateur de locomobile. Le Chef d’entreprise, Ernest Gouin, natif de Touraine, avait créé en France la première entreprise de matériel ferroviaire.
En 1868, Célestin entre comme ingénieur à la maison Guéret Frères située au 13 passage Saint Sébastien (constructeurs d’appareils et siphons pour boisson gazeuse) et en devient l’associé en 1876.
Des médailles sont gagnées lors des expositions universelles de Paris en 1867, Vienne en 1873, Philadelphie en 1876, Paris en 1878, Amsterdam en 1883, Paris en 1889.
David montre des documents en lien avec les inventeurs
Leur entreprise de production de siphons est florissante mais, malheureusement, concernant les siphons que l’entreprise a inventés, ils ont été interdits en France en 1956, car avec le temps, le verre et le plomb pouvaient se fragiliser et exploser.
Et le plomb étant très nocif pour la santé, ce fut la fin de ces élégantes bouteilles comme ustensiles de boisson, mais devenues des objets de collection que l’on trouve encore régulièrement en ventes sur internet et chez les antiquaires.
Les frères Guéret ont eu des fonctions électives : maire de Chenu, de Saint Aubin le Dépeint, 1eradjoint du 5e Ar de Paris et un autre frère maire de Saint Pierre de Chevillé. C’était une famille de Libres-Penseurs !
Un public attentif aux explications données par David
Le bateau insolite
Quittons maintenant le cimetière pour regagner le parking de l’école tout proche. Le bâtiment qui abrite l’école communale était une maison de la famille Guéret. Le parc possède de beaux arbres mais l’un d’eux fut étêté pendant la guerre.
Sur le parking de l’école, un bateau en bois, de belle taille interroge un peu la population. C’est François Leboucq, son propriétaire qui nous explique pourquoi ce bateau est là. Ancien et authentique, il était
utilisé autrefois pour la pêche aux coquilles par les pêcheurs bretons. Il n’en reste plus beaucoup et le but est de les restaurer pour remettre cette pêche au goût du jour.
La présence du bateau a maintenant une explication !
Le manoir de la Fosse présenté par Thierry Albert
Il est situé au bas d'un coteau. D'origine médiévale probable, ses parties conservées le font dater de la fin du 16e ou du début du 17e siècle. Les modifications successives dont il a été l'objet ont laissé en place un édifice complexe composé de deux bâtiments - pavillon à l'ouest et aile basse à l'est - séparés par une tour d'escalier. Cette tour, percée d'oculi sculptés, desservait également une aile perpendiculaire aujourd'hui démolie. Le pavillon ouest a conservé la distribution intérieure d'origine des niveaux supérieurs : mur de refend à cheminées adossées, carrelage, partie des huisseries d'origine,…... L'aile est a été modifiée au 19e siècle. Les dépendances datent aussi de cette période.
Thierry Albert présente le Manoir de la Fosse situé sur la commune de Saint-Aubin
L’église de Saint-Aubin Sancti-Albini Depicti.
L’intérieur a été restauré récemment et permet de voir les nombreuses fresques qui recouvraient les parois. C’est François Leboucq qui nous a donné des explications et désormais, quand on parlera de Saint-Aubin, ce ne sera plus le dépeint comme son nom latin pouvait le faire croire mais au contraire, Depicti, c’est le Peint ! Ce qui se comprend au vu des nombreuses fresques !
L'église est richement décorée.
C’est en ce lieu que s’acheva la visite du village. Le verre de l’amitié fut servi sur le parvis de l’église où les discussions furent assez nombreuses. Puis, petit à petit, les personnes regagnèrent leur véhicule et il ne restait plus que les membres d’Histoire et Patrimoine qui avaient souhaité déjeuner au restaurant local.
Une belle matinée pleine de belles découvertes sur ce village proche de Saint-Christophe.
Un grand merci aux personnes qui ont animé la matinée et à Benoit Durand, maire actuel, qui nous a accompagnés toute la matinée.
Prochaine animation de l’association : Vendredi 3 juillet, A la découverte de Saint-Paterne-Racan.
Rendez-vous au parking de la salle des fêtes pour un départ à 18 h.
Contact : Philippe Larus : 02 47 29 33 18
Si vous souhaitez me contacter, voir sur la colonne de droite, le point
contact qui nous permettra de communiquer.